Inspiration prise sur internet de modèles de séchoirs et hop, celui qui prendra place dans mon atelier se dessine petit à petit sur mon cahier. Je fonctionne encore avec papier et crayons 🙂 et ça me plaît.
Recherche des matériaux au meilleur prix, magasins de fin de série, matériel d’occasion mais aussi du neuf, il a fallu composer avec les dimensions qui n’étaient pas négociables et celles qui étaient plus flexibles, en fonction de ce que je trouvais, et ajuster ensuite les cotes.
Une fois le bois acheté, je me suis rendue chez mon voisin Germain qui a toutes les machines pour faire les découpes (c’est son métier). J’ai appris à utiliser une défonceuse sous l’oeil vif d’Olive, le pigeon apprivoisé par sa fille.
Puis montage et assemblage avec Pascal, au passage belles discussions et apprentissage dans l’utilisation de la scie circulaire (bof), de la scie sauteuse et de la perceuse. Et là, tadaaaaaam, tout est entré pile poile dans son emplacement. Grande fierté d’avoir conçu des plans qui tiennent la route. Scooby, son petit chien aveugle, était là pour nous encourager. Les portes qui viendront fermer le séchoir seront installées en principe la semaine prochaine.
Le plan de travail et les premières étagères ont aussi trouvé leur place donnant au préfabriqué de vraies allures d’atelier de transformation.
Restent encore quelques étagères à positionner, des rideaux à installer pour cacher le matériel rangé sous le plan de travail, l’électricité et un peu de déco et le lieu sera douillet et convivial pourra accueillir les premières consultations de naturopathie.

Ce mois d’avril a connu de belles avancées :
- finition du parking : tout beau tout propre grâce à Bob et sa mini-pelle

- première étape du montage de la serre avec Emilie, Thierry, Olivier, Philippe, Bob et Anatole. La bâche et les portes sont commandées pour un prochain chantier dans quelques semaines.

- le partenariat avec les étudiants de la formation en Thermique-Energétique de Polytech touche à sa fin : la soutenance sur la construction du collecteur solaire (pour le séchoir des plantes) a eu lieu ce lundi avant leur départ en stage. Le collecteur n’est pas utilisable en l’état, il faut prévoir une alimentation électrique pour le ventilateur qui fait circuler l’air chaud et il n’y a pas de bouton de réglage de la température. Peut-être un nouveau projet pour la rentrée prochaine avec un autre groupe d’étudiants ?
- je lève maintenant le secret sur le 2e partenariat étudiant : un groupe d’élèves de LISAA (institut des arts appliqués) travaille sur le logo et les étiquettes. Après une visite de la ferme il y a quelques semaines, je suis allée à leur rencontre la semaine dernière pour voir les premiers travaux et donner des orientations pour un résultat final présenté fin mai.

- côté paperasse, nouvelle expérience épique pour obtenir un numéro de TVA intracommunautaire, mais ça y est je l’ai. Grosse déception de constater qu’aucun des organismes qui m’accompagne depuis le début n’a eu l’idée de me demander si j’avais ce numéro. Il permet tout de même de récupérer la TVA sur les investissements, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on n’a aucune aide financière à l’installation. Ben c’est râpé pour récupérer la TVA sur les achats de 2025, j’ai eu le numéro trop tard. On va dire que c’est comme ça qu’on apprend et je suis au taquet pour 2026.
- le raccordement électrique de l’atelier prend plus de temps que prévu : Algéco a positionné le tableau électrique au plafond ce qui ne respecte pas les normes. Son déplacement entraîne un coût supplémentaire non négligeable et il a fallu trouver un électricien qui accepte de le faire sans que j’y laisse un bras.
- gestion d’un imprévu qui devient une priorité : installation d’une clôture contre les sangliers qui sont venus 3 fois en quelques semaines et ont labouré une partie des plantations de menthe.
Je m’aperçois que je prends du retard sur la préparation des planches de culture. Je recherche donc une bonne âme qui pourrait venir avec une butteuse ce qui me ferait gagner un temps considérable.
