Quelques mots sur l’Association Elles de l’Erdre

Créée en 2024, cette association regroupe des femmes dirigeantes d’entreprises et entrepreneures autour de la Communauté de Communes d’Erdre et Gesvres.

Au-delà de moments de convivialité, de partages de bons plans et de compétences, des événements sont organisés au cours de l’année pour leur donner l’occasion de faire découvrir leurs métiers :

  • forum métiers pour les collégiens de Treillières
  • salons
  • vide greniers
  • cocktails réseau

Les adhérentes

L’atelier prend forme

Inspiration prise sur internet de modèles de séchoirs et hop, celui qui prendra place dans mon atelier se dessine petit à petit sur mon cahier. Je fonctionne encore avec papier et crayons 🙂 et ça me plaît.

Recherche des matériaux au meilleur prix, magasins de fin de série, matériel d’occasion mais aussi du neuf, il a fallu composer avec les dimensions qui n’étaient pas négociables et celles qui étaient plus flexibles, en fonction de ce que je trouvais, et ajuster ensuite les cotes.

Une fois le bois acheté, je me suis rendue chez mon voisin Germain qui a toutes les machines pour faire les découpes (c’est son métier). J’ai appris à utiliser une défonceuse sous l’oeil vif d’Olive, le pigeon apprivoisé par sa fille.

Puis montage et assemblage avec Pascal, au passage belles discussions et apprentissage dans l’utilisation de la scie circulaire (bof), de la scie sauteuse et de la perceuse. Et là, tadaaaaaam, tout est entré pile poile dans son emplacement. Grande fierté d’avoir conçu des plans qui tiennent la route. Scooby, son petit chien aveugle, était là pour nous encourager. Les portes qui viendront fermer le séchoir seront installées en principe la semaine prochaine.

Le plan de travail et les premières étagères ont aussi trouvé leur place donnant au préfabriqué de vraies allures d’atelier de transformation.

Restent encore quelques étagères à positionner, des rideaux à installer pour cacher le matériel rangé sous le plan de travail, l’électricité et un peu de déco et le lieu sera douillet et convivial pourra accueillir les premières consultations de naturopathie.

Ce mois d’avril a connu de belles avancées :

  • finition du parking : tout beau tout propre grâce à Bob et sa mini-pelle
  • première étape du montage de la serre avec Emilie, Thierry, Olivier, Philippe, Bob et Anatole. La bâche et les portes sont commandées pour un prochain chantier dans quelques semaines.
  • le partenariat avec les étudiants de la formation en Thermique-Energétique de Polytech touche à sa fin : la soutenance sur la construction du collecteur solaire (pour le séchoir des plantes) a eu lieu ce lundi avant leur départ en stage. Le collecteur n’est pas utilisable en l’état, il faut prévoir une alimentation électrique pour le ventilateur qui fait circuler l’air chaud et il n’y a pas de bouton de réglage de la température. Peut-être un nouveau projet pour la rentrée prochaine avec un autre groupe d’étudiants ?
  • je lève maintenant le secret sur le 2e partenariat étudiant : un groupe d’élèves de LISAA (institut des arts appliqués) travaille sur le logo et les étiquettes. Après une visite de la ferme il y a quelques semaines, je suis allée à leur rencontre la semaine dernière pour voir les premiers travaux et donner des orientations pour un résultat final présenté fin mai.
  • côté paperasse, nouvelle expérience épique pour obtenir un numéro de TVA intracommunautaire, mais ça y est je l’ai. Grosse déception de constater qu’aucun des organismes qui m’accompagne depuis le début n’a eu l’idée de me demander si j’avais ce numéro. Il permet tout de même de récupérer la TVA sur les investissements, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on n’a aucune aide financière à l’installation. Ben c’est râpé pour récupérer la TVA sur les achats de 2025, j’ai eu le numéro trop tard. On va dire que c’est comme ça qu’on apprend et je suis au taquet pour 2026.
  • le raccordement électrique de l’atelier prend plus de temps que prévu : Algéco a positionné le tableau électrique au plafond ce qui ne respecte pas les normes. Son déplacement entraîne un coût supplémentaire non négligeable et il a fallu trouver un électricien qui accepte de le faire sans que j’y laisse un bras.
  • gestion d’un imprévu qui devient une priorité : installation d’une clôture contre les sangliers qui sont venus 3 fois en quelques semaines et ont labouré une partie des plantations de menthe.

Je m’aperçois que je prends du retard sur la préparation des planches de culture. Je recherche donc une bonne âme qui pourrait venir avec une butteuse ce qui me ferait gagner un temps considérable.

Les aménagements vont bon train

Malgré la météo pluvieuse, nous avons décidé de lancer le décaissement de l’entrée pour pouvoir l’empierrer et programmer les livraisons. Merci à Bob pour son intervention avec la mini-pelle sous des trombes d’eau.

Ca n’aura pas été une mince affaire, mais ça y est, le conteneur et le préfabriqué ont été livrés. La 3e tentative pour entrer sur le terrain aura été la bonne pour l’Algéco, « seulement » la 2e pour le conteneur. Les commerciaux qui étaient pourtant passés au préalable pour s’assurer de la possibilité de livraison avaient tous sous-estimé la difficulté de la tâche. Il a fallu faire quelques découpes et aménagements supplémentaires pour que les camions parviennent à passer le portail.

Le raccordement à l’eau a ensuite été fait. Merci au Plombier Nantais pour son précieux coup de main. En même temps, je finissais les plans du séchoir et là, merci à Germain pour ses conseils de pro.

Dans la serre, les boutures qui ont pris déploient leur feuillage de printemps. quelques fruitiers ont été plantés dans le verger pendant l’hiver et je n’ai pas résisté à la première cueillette de l’année ! Plantain et pissenlit poussent spontanément sur le terrain, ce serait dommage de se priver.

Un début d’année productif

Si la météo du mois de janvier n’a pas été propice aux travaux extérieurs, elle était en revanche idéale pour la poursuite des démarches et la convivialité :

  • partage de la galette avec les voisins du village de Massigné, ce qui a été l’occasion pour moi de me présenter. J’ai été très bien accueillie !
  • rencontre avec les producteurs et productrices des Plantes autour de Nantes. Un moment bien sympa aussi !
  • achat d’arbres fruitiers pour le verger à La Pépinette.
  • préparation des itinéraires techniques : choix des variétés d’aromates, nombre de plants, leurs besoins et leur lieu d’implantation
  • raccordement à la MSA en tant que cotisant solidaire
  • raccordement électrique du terrain
  • programmation des chantiers de fin d’hiver : aménagement du séchoir, empierrement de l’entrée, montage de la serre
  • une solution a été trouvée pour la livraison du préfabriqué qui était en standby, c’est un vrai soulagement et la bonne nouvelle de la semaine ! Pour mémoire, un transporteur était venu en septembre confirmer que la livraison pourrait se faire par l’entrée (étroite) du terrain. En décembre lorsque j’ai voulu programmer la livraison, on m’informait que ce n’était plus possible, qu’il fallait gruter et que ça me coûterait plus cher que prévu (sans parler d’un élagage indispensable pas prévu initialement). Après de multiples relances, je me suis fait raccrocher au nez (j’étais pourtant restée aimable malgré mon agacement). La solution a été trouvée en changeant de transporteur. Je ne veux pas faire de mauvaise pub pour Williamson à Orvault, mais le contact client est à revoir.
  • visite à Polytech le 21 janvier pour la présentation à mi-parcours du projet du module solaire par les étudiants. C’était très technique et je n’ai pas tout compris aux calculs mais ils ont bien avancé et vont pouvoir passer à la partie construction.

Prochaine grosse étape : trouver un cabinet d’études pour la gestion du ruissellement des eaux de pluie sur la serre, indispensable pour la déclaration préalable à son installation. Une dépense pas prévue et non-négligeable, mais je n’ai pas le choix. Pour l’instant les deux devis reçus sont plus élevés que ce qu’on m’avait annoncé, j’en attends deux autres en croisant les doigts bien fort pour qu’ils soient moins chers.

Janvier se termine donc sous une note plus positive qu’il n’a commencé et je brûle d’impatience d’arriver aux beaux jours pour commencer à réaliser tout ce qui a été projeté.

Conférence sur l’hygiène de vie

conférence épuisement professionnel à Nantes

Nos habitudes de vie en matière d’alimentation, de sommeil et d’activité physique font de nous ce que nous sommes. Chacun est acteur de sa santé et par cette conférence mon objectif est d’amené chacun à se questionner sur ses pratiques, sur les bonnes comme sur les mauvaises.

Avec l’approche permaculturelle, je délivre des clés précieuses pour se débarrasser de certaines mauvaises habitudes et en prendre de nouvelles qui ne pourront qu’être bénéfiques puisqu’elles seront en lien direct avec la nature.

Alors, ça vous dit de partir à l’exploration de votre hygiène de vie ?

Format de conférence disponible en version 30 minutes ou 1h00 avec possibilité d’y associer un atelier. Prix de groupe appliqué à partir de 10 personnes.

Les programmes de 6 semaines

Je vous propose de sortir de votre zone de confort : mettre votre routine familiale sur pause et prendre les commandes de votre hygiène de vie pour faire le plein d’énergie et profiter de l’intersaison pour préparer votre corps à entrer dans l’été ou dans l’hiver en fonction de vos besoins et de vos objectifs du moment !

Programme d’1,5 mois au cours duquel vous :
rééquilibrerez votre alimentation
– découvrirez comment cuisiner sainement tout en faisant des économies
comblerez vos manques de sommeil
– entreprendrez une activité physique à votre niveau
– deviendrez autonome sur le maintien d’une bonne hygiène de vie

Pourquoi ne pas entreprendre ce programme à plusieurs, en famille ou entre copines ? Car on le sait bien, à plusieurs, on est plus fort !

La première séance est à 65€/personne, les cinq séances suivantes sont à 50€/personne.

La ferme commence à prendre forme

L’automne est là. Déjà bien avancé. Les boutures reposent en serre, les bottes de foin pour le paillage ont été livrées, les premières buttes montées pour la plantation de menthe verte et menthe poivrée. Sous les bâches, le temps et les petites bêtes ont bien travaillé pour laisser une terre meuble et aérée, facile à travailler. Le verger est prêt à accueillir ses premiers arbres fruitiers pendant que les abeilles prennent un peu de repos.

Les pilotis pour le préfabriqué sont prêts, le raccordement à l’eau est fait, celui à l’électricité ne va pas tarder.

Préfabriqué en cours de reconditionnement.

L’étude économique est bien avancée, je maîtrise les sujets de la trésorerie et du calcul du prix de revient.

Je n’ai pas vu l’année passer, elle a été très riche en rencontres et en accomplissements. Celle à venir continuera sur la même lancée mais, lorsque les manches seront retroussées, ce sera pour travailler les pieds et les mains dans la terre, beaucoup, et moins derrière l’ordinateur, enfin ! Le programme de janvier va être chargé, une pause pour les fêtes s’impose. Lutter contre l’hibernation n’est pas une mince affaire…

Note du 19 décembre : des nouvelles peu réjouissantes sont tombées cette semaine. Une étude de sol pour la gestion des eaux de ruissellement sur la serre est nécessaire et sera accompagnée d’une réalisation de plans dont je n’ai pas la maîtrise et cela engendre une dépense assez élevée que je n’avais pas budgétisée. L’empierrement de l’entrée du terrain nécessaire pour la livraison du container traîne, faute de disponibilité de l’intervenant. Le transporteur du préfabriqué a changé sa version entre septembre et décembre sur la possibilité de le faire passer par l’entrée. Désormais il faut le faire passer au-dessus de la haie ce qui nécessite un élagage non prévu au départ. On peut dire que le moral n’est pas très bon. Les décalages forcés dans le planning qui découlent de ces aléas risquent de compromettre la mise en place de la production sur 2026. Je commence à envisager l’éventualité de prendre une activité salariée à temps partiel pour gérer les dépenses imprévues tout en continuant la mise en place pour une production et une commercialisation décalées à 2027. A suivre…

Objectif atteint !

Oui, nous avons réussi tous ensemble, les 80 contributeurs et moi à atteindre l’objectif des 5000€ pour financer l’aménagement du local de transformation avec séchoir solaire. Nous totalisons même un peu plus de 5100€ avec les dons par chèque (frais de la plateforme Miimosa déduits (10%)).

J’ai vécu un mois de novembre intense et magique ! La préparation de l’appel à dons et la communication pour une large diffusion ont représenté un temps de travail non négligeable, une grosse crispation au niveau des trapèzes (qui sont en bonne voie de rétablissement maintenant) et de nouvelles (petites) acquisitions en matière de communication.

Qui pouvait deviner ce que déclencherait le lancement de la collecte ? En fait, je ne savais même pas à quoi m’attendre en me lançant dans cette aventure, cela aurait pu être un flop. Au lieu de ça, non seulement mon objectif est atteint (et même dépassé), mais j’en retire en plus d’autres gains non négligeables :

  • une grande fierté d’avoir osé me lancer (et demander de l’argent n’est pas une chose facile, croyez-moi)
  • le sentiment que (presque) tout est possible et j’espère être une source d’inspiration pour tous ceux qui n’osent pas se lancer
  • la satisfaction de constater que mon projet est cohérent et qu’il tient la route (sans quoi il n’y aurait pas eu de contributeurs)
  • la légitimité qui en découle (pas facile de se sentir à sa place quand on arrive dans un monde nouveau)
  • un soutien moral énorme qui me booste pour la suite
  • des liens renoués
  • une preuve incontestable qu’on peut encore avoir foi en l’humanité

Tout cela en seulement 1 mois !! Alors merci à tous, merci, merci, merci !

Je reviendrai vers chacun pour honorer mes promesses de contreparties et, parce que cela me tient vraiment à coeur, un espace sur un des pans du séchoir sera dédié à l’inscription du prénom de chacun des donateurs, c’est comme ça, ils font partie de l’aventure maintenant !

Et bien sûr, le portail vous est grand ouvert !

Appel à dons

Le verdict est tombé ! Je savais déjà que j’étais trop âgée pour bénéficier de l’aide à l’installation pour les jeunes agriculteurs, mais je ne pensais pas que la petite surface du terrain aurait aussi un impact sur les aides à l’installation. Le fait de ne pas avoir de diplôme agricole est un choix mais c’est aussi pénalisant. Il faut dire que le programme du BPREA est dense et pas vraiment compatible avec ma vie de famille, alors j’ai choisi de piocher ici et là les formations dont j’ai besoin et je trouve ce programme sur mesure plutôt pas mal.

Il a fallu trouver une alternative à ces aides et j’ai tout de suite opté pour un appel à dons, idée que je gardais sous le coude au cas où. J’ai choisi MIIMOSA qui est dédiée au domaine agricole et j’ai été très bien accompagnée sur la création de ma page ainsi que sur les modes de communication. On croise les doigts pour que l’objectif des 5000€ soit atteint.

Lien vers l’appel à dons : https://miimosa.com/projects/soutenez-l-amenagement-d-un-local-avec-sechoir-solaire

Ca bosse !

Heureusement que ces articles sont là pour me permettre de me rendre compte du travail accompli car parfois j’ai l’impression de m’agiter beaucoup et qu’il ne se passe pas grand chose. Je participe à pas mal d’ateliers Femmes de Bretagne qui me permettent d’acquérir un tas de compétences autres qu’agricoles (même si ce n’est pas approfondi, ils me permettent d’avoir de bonnes bases et de développer mon réseau). C’est du temps passé en dehors de la construction de ce projet, qui me fait culpabiliser un peu, c’est pourtant l’occasion de me sortir la tête du guidon et de voir du monde, ça a son importance !

La fin d’été a été propice à l’achat de matériel, à la mise en place d’un accompagnement avec la chambre d’agriculture sur la partie financière (et ce n’est pas rien !), à la préparation des fondations pour l’accueil de l’Algéco et du container.

La déclaration préalable que j’avais déposée à l’urbanisme fin août a été refusée. J’avais pourtant fait valider mon dossier sur place avant de le déposer, je suis visiblement tombée sur une personne aux compétences limitées. Bref, la raison principale du refus était que je ne prévoyais pas la gestion des eaux de pluie sur la serre, chose que je prévoyais de gérer un peu plus tard en même temps que l’insertion du bassin de récupération des eaux de ruissellement sur le terrain. Je tenais à ce que la serre soit installée avant l’hiver pour y mettre des boutures, ce ne sera pas possible. Plan B : achat d’une petite serre de 6m2 avec des étagères, c’est pas fou mais ça dépanne. Autre raison du refus : pas de gestion des eaux des toilettes sèches… « eaux » et « sèches »… l’eau sèche, ça vous dit quelque chose ? Non ? Moi non plus. On marche sur la tête. Bref, j’irai faire pipi dans le fond du jardin, cette affaire se solutionnera comme ça. J’ai donc redéposé, après moultes échanges avec l’urbanisme qui semble prendre un malin plaisir à me donner les informations au compte-goutte, une nouvelle déclaration préalable pour l’Algéco. Je ferai ensuite celle pour le container et finirai par celle de la serre et du bassin. Cela me permettra au moins d’aménager le local pendant l’hiver dans l’optique que le séchoir soit opérationnel l’été prochain.

Malheureusement les appels à projet auxquels j’ai candidaté n’ont rien donné. Je poursuis mes recherches de financements et prépare un appel à dons.

Le partenariat avec Polytech est lancé ! J’ai présenté le projet à un petit groupe d’élèves en Thermique-Energétique début septembre. Ils ont commencé à plancher sur la conception du module solaire pour le séchoir. Je suis très fière de cette étape importante et j’ai hâte de parler de l’autre partenariat qui se met en place mais est top secret pour le moment.

Cette période est marquée par une petite baisse de moral. Passer de nouveau du temps sur la déclaration préalable alors que je pensais avoir validé l’étape m’a donné l’impression de reculer. Et puis la disparition brutale de mon papa le 25 septembre a été un coup dur. Au-delà de la peine et du déséquilibre que je ressens, j’aurais aimé qu’il puisse voir la ferme et être fier des valeurs fortes du travail qu’il m’a transmises. C’était quelqu’un de passionné par son métier. J’espère être à la hauteur de ces valeurs. J’ai toujours en tête cette phrase qu’il disait : « On peut faire la fête le soir si on est capable de se lever le lendemain pour aller travailler ». En somme il y a un temps pour tout et l’un n’empêche pas l’autre. Alors travaillons et profitons !